COLLECTION AUMETZ
Les collections du musée des mines de fer d’Aumetz comprennent
un très grand nombre d’objets et engins ayant trait à
l’histoire des mines à puits du Bassin ferrifère lorrain.
Quatre domaines sont particulièrement bien présentés
:
L’HISTOIRE
DES TECHNIQUES MINIERES
Le chevalement
La salle des compresseurs
La forge
La machine d’extraction
L’HISTOIRE
DES EXPLOSIFS DANS LES MINES DE FER
La machine à tisser et à sécher
la mèche lente
La machine à fabriquer des cartouches d’oxygène liquide
L’HISTOIRE
DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
L’HISTOIRE DES TECHNIQUES
MINIERES
Ce secteur constitue sans aucun doute le point fort des collections. Ces dernières sauvées et préservées par l’association AMOMFERLOR permettent d’appréhender parfaitement l’évolution des techniques et des conditions de travail dans les mines à puits tout au long du XXème siècle. Un grand nombre d’objets et d’engins (classés à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques) sont mis en situation dans les bâtiments de la mine de Bassompierre au pied du chevalement.
Objets, engins et structures classés à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques : le chevalement, le bâtiment de la machine d’extraction, une locomotive Alsthom de 40 tonnes.
Le
chevalement
D’une hauteur de 35 mètres, le chevalement enjambe un puits de
5,40 mètres de diamètre et profond de 240 mètres, dans
lequel circulaient 2 cages (skips) assurant à la fois le transport
du minerai et du personnel.
Le chevalement actuel a été construit entre 1940 et 1942 par
les allemands. Il remplace le chevalement d’origine détruit en
1940 par le génie français, lors de la débâcle,
afin de rendre la mine inutilisable
La
salle des compresseurs
Qui alimentaient en air comprimé les outils et machines au fond de
la mine. Les compresseurs fonctionnèrent durant toute la période
d’activité de la mine et sont toujours en état de marche.
La
forge
Qui assurait la maintenance de l’outil industriel et d’un parc
de machines impressionant.
La
machine d’extraction
Installée en 1965 et provenance de la mine de fer de Chazai-Henry en
Anjou, elle actionne le mouvement des skips dans le puits à la vitesse
de 9,20 mètre par seconde jusqu’à une profondeur de 220
mètres.
Entièrement automatique, le machiniste n’intervient qu’en
cas de besoin.
Représentée par un fond de fossiles et d’échantillons minerais et de roches, ces minéraux ont été remontés de différents site d’extraction du bassin minier de Lorraine mais aussi d’autres continents (Afrique, Amérique, Europe).
L’HISTOIRE DES
EXPLOSIFS DANS LES MINES DE FER
Représentée par :
La
machine à tisser et à sécher la mèche lente
La mèche lente a été inventée en 1831. elle est
constituée d’une traînée de poudre noire, enveloppée
dans une gaine de fil de jute et de coton entrecroisés, imprégnée,
après fabrication, de substances lui assurant une parfaite étanchéité.
Elle brûle à la vitesse de 0,65 m par minute. Elle permettait
d’allumer directement une charge de poudre noire ou d’explosifs
à oxygène liquide.
La
machine à fabriquer des cartouches d’oxygène liquide
Les cartouches d’oxygène liquide sont utilisées dans les
mines de fer à partir de 1920. Elles sont composées d’un
tube de papier contenant de la sciure de bois additionnée de poudre
d’aluminium. Trempée dans de l’oxygène liquide (-183°
C), la cartouche se sature et devient un explosif puissant lorsqu’elle
entre contact avec une étincelle.
L’HISTOIRE DE LA SECONDE
GUERRE MONDIALE
Présentation
d’une bombe volante type V1
Le V1 présenté est reconstitué à partir de pièces
détachées découvertes à la mine proche d’Hussigny-Godbrange.
Dès 1943, l’armée allemande les galeries souterraines
des mines de Thil et d’Hussigny en usines, à l’abri des
bombardements alliés, destinées à l’assemblage
des nouvelles armes secrètes.



